Basilique de Vézelay... et la lumière fut

Publié le par Biou Sphere

Vezelay est un petit village sur une colline mais plus que ses charmantes maisonettes fleuries en temps d'été, elle est le lieu de prédilection de Pegase.
Notre "camp de base" est un hôtel bien situé, en contrebas de la colline. De nombreux visiteurs, attirés par la dénomination de patrimoine de l'humanité, ont aussi voulu la voir. De loin, la basilique nous domine et de près elle paraît si petite. 
En rentrant à l'intérieur, la lumière m'envahit toute entière depuis l'abside. Par les vitraux c'est un flot ininterrompu et je suis heureuse d'être là le jour du solstice d'été. 
Je suis Pegase et nous faisons le tour de l'édifice, marchant doctement. Nos pas résonnent, réguliers, ils épousent parfois ceux de nos amis visiteurs.
 Dans la crypte, ce sont des processions et des processions de visiteurs qui se glissent et s'engoufrent dans cette petite ouverture, descendent les petites marches de pierre, en traversent la largeur dans la pénombre, croisant au passage les reliques de Marie-Madeleine, ils remontent par l'autre côté et disparaissent à jamais.
Parfois, des pèlerins viennent prier, dechaussés, devant ses reliques. Un bruit sourd émane des colonnes de pierre, le calme n'est qu'apparent. Le grondement des croyances sourd sous nos pieds. Intimidée je m'asseois sur l'un des banc puis me tais. 
Nous revenons l'après midi dans la crypte. J'ose m'avancer vers la colonne de pierre d'où émane une source d'énergie au point que vous en avez mal au crâne. Pourquoi elle énergie existe t-il et pourquoi dans ce lieu saint où j'imagine venir des croisés, épées, capes et croix et des pélerins qui priaient dieu avant de partir vers l'occident, vers compostelle, leur foi etait grande, et la mienne me semble vacillante en comparaison. 
Assis sur des bancs avec le bruit derrière nous, des pas des visiteurs, qui défilent en procession, nous observons et meditons sur ce lieu dont les secrets n'interpellent que de rares curieux.Les visiteurs semblent venus en routine pour "venir", mais il se sont à peine arrêtés pour beaucoup, ils ont a peine écouté les vibrations des lieux. 
Trois heures de l'après midi, une femme se promène autour de ma colonne, pendule en main, accompagnée d'un homme qui ressemble à un chercheur. Nous cherchons des phénomènes telluriques, semblent ils nous dire. Nous nous regardons, dubitatifs.
Une soeur vient prier et se met résolument au centre de la crypte. Elle semble seule et les bruits des visiteurs de la crypte ne la déconcentrent pas de son objet de prière.Elle pose ses fesses sur un petit banc et mains jointes, elle lève le nez vers je ne sais quelle créature divine. J'aime à croire qu'elle prie pour nous.
Nous remontons à la surface et je suis irresistiblement attirée vers le choeur de la basilique. Depuis les vitraux dont la hauteur et la largeur sont vertigineusement plaisantes, des flots de lumière nous aveuglent à nouveau. Je regarde vers les sources de ce bien être. Moi aussi je lève le nez en ayant l'impression que la lumière me tend les bras. Nous arpentons à nouveau le déambulatoire, absides, transepts. Je ne connais aucun des jargons de l'architecture sacrée, mais je comprends pourquoi cette basilique est dite la plus impressionantes de la région quant à sa luminosité.
Le début de notre aventure commence ici, à Vezelay. 
Nous traversons la cour puis pénétrons dans la boutique à proximité de l'édifice religieux. Dans les étalages, j'aperçois l'un de nos objets de conversations du matin : Compostelle. Je propose de prendre le livre qui est un guide. 
Quelque semaines plus tard, grâce à ce guide, nous parcourrons des chemins de pèlerinages dont nous avons toujours imaginé l'existence sans y avoir jamais goûté.
De Vezelay à Bourges, nous croisersons d'autres églises, parfois des basiliques, des chapelles ou des calvaires. Nous rencontrerons nos amis, nos soutiens qui de leur cri "Ultreia" nous font croire sans aucun doute, qu'un jours nous atteindrons Saint Jacques de Compostelle.
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