Ne pas perdre patience...

Publié le par Pegase

... c'est le conseil principal à retenir lorsqu'on se rend à Madagascar. Tout commence dans l'avion, 10 heures de vol sont nécessaires pour rejoindre cette perle de l'océan Indien. 10 heures enfermés dans un cornet géant, je plains les frites.
Quand enfin on se pose à Antananarivo, quand on manque de patience on dit Tana, on pousse un soupir de soulagement... ouf ! Et bien non, c'est pas fini, il faut patienter 20 minutes que les techniciens au sol réussissent à arrimer la passerelle à l'avion. On se serait cru pendant les missions spatiales soviétiques avec les soyouz et la station mir. Une salve d'applaudissements retentie lorsqu'enfin le raccordement se fait. Mais il faut attendre encore un peu car des ambassadeurs ou je ne sais quelle haute autorité doivent débarqué avant nous.
Enfin sur le plancher des vaches, ou plutôt des zébus comme j'allais le découvrir lors de mon séjour, nous fûmes canalisés vers la douane malgache. Un premier guichet où l'on remet son passeport, vite examiné et vite passé à un acolyte assis à côté du premier douanier... 56 euros pour le visa... le tarif à été multiplié par 2 en moins de 15 jours, pourquoi ? Je ne sais pas. On paye au premier guichet et on récupère son passeport timbré et signé au second guichet.
Optimiste je me dis que les formalités n'ont pas été trop longues... je me trompe, 10 mètres plus loin, à nouveau 2 guichets. On donne le passeport à un premier fonctionnaire, qui fait je ne sais pas trop quoi avec, probablement rien à part le passer au second fonctionnaire qui recopie des infos sur un cahier, qui récupère la feuille de renseignements remplie dans l'avion et qui vous redonne votre passeport comme si vous veniez de réussir un examen avec juste la moyenne. Et c'est pas fini... assis sur un tabouret à côté des guichets un autre fonctionnaire réclame votre passeport, vous scrute de l'oreille droite à l'oreille gauche, puis tend vos papiers à une autre fonctionnaire assise un peu en retrait à ses côtés. Elle ouvre et referme votre passeport sans même le regarder ou alors elle est extrèmement rapide, puis vous rend votre précieux laisser-passer.
C'est bon là ! s'exprime votre cerveau fatigué par tant d'heures de vol et contrôles. Vous récupérez vos valises et arrivez devant un nouveau barrage, les douaniers vont par paire. Une petite estrade, 2 douaniers, l'un d'eux nous fait signe d'avancer et nous demande à qui est la valise rouge, c'est celle qu'on voit le plus l'autre est noire et le troisième paquet est un sac à dos enveloppé dans un film plastique, méthode pour sécuriser les sacs à Orly. Il fait ouvrir le sac, plonge les mains dans le bouillon de textiles et referme le bagage. Il demande ce qu'il y a dans ce qui ressemble à une momie de cellophane rose, je lui répond que c'est un sac à dos, il scrute l'enveloppe à la recherche d'un dispositif d'ouverture, jugeant que ça risque d'être un peu trop galère, il nous fait signe de passer.
Enfin débarrassé des formalités ! Eh bien non ! En plein milieu de la sortie, un petit douanier solitaire nous demande nos passeports. Il les regarde à peine, nous les rends et nous laisse franchir la porte, heureux d'avoir eu quelque chose à faire de sa soirée.
A peine le temps de réaliser que s'en était fini des formalités, qu'une foule de gens hurlant "TAXI" nous accueille. Nous sommes inondés, ensevelis sous l'offre de cette marée humaine. Heureusement, nous étions attendus, et notre chauffeur nous récupère et nous conduit vers la voiture à bord de laquelle nous quittons enfin cet aéroport.
Dédé, le chauffeur semble inquiet, il conduit vite, se crispe quand il aperçoit des véhicules sur le bord de la route. La conduite est sportive, pas forcément à droite, souvent au milieu, de temps en temps à gauche. Le chemin est un peu long, pas toujours bien éclairé. Une fois en ville, les rues sont sinueuses en pente et plongées dans l'obscurité. Au sommet d'une des 12 collines, le véhicule s'arrête, nous sommes arrivés... enfin. Nous sommes accueillis par les employés de maison qui nous indiquent nos chambres. Épuisés, nous nous couchons rapidement.

A suivre...

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