"Silent Hill", un film à passer sous silence...

Publié le par Biou Sphere

Je me souviens avoir essayé de jouer au jeu vidéo à une époque, et le stress que procuraient Silent Hill était plutôt intense. J’ai arrêté d’y jouer, non pas à cause de ça, mais parce que ce n’était plus de mon âge et de mon goût de passer des heures à tripatouiller mon joystick à essayer de résoudre des énigmes pour passer au niveau suivant. Et puis de toute façon ce n’était pas ma Playstation, et je ne souhaitais pas investir dans une. Plus tard, le jeu Doom III sur PC m’a définitivement découragée de jouer aux jeux vidéos de ce genre mais ça c’est une autre histoire (d‘ailleurs à ce propos, le film Doom était une merde excusez-moi l‘expression…).

Donc, pour en revenir à Silent Hill, the film…

Lorsque quelques années plus tard une connaissance m’a proposée de me prêter la version film en DVD, j’ai été emballée prématurément. Elle m’avait bien dit « Ce n’est pas une réussite je te préviens », mais faisant fi de son commentaire, j’ai accepté son offre.

Pour ceux qui n’ont jamais vu Silent Hill au cinéma ou en DVD, je leur dirai : vous n’avez rien raté. L’histoire ? Une mère recherche sa fille de 9 - 10 ans dans une ville-fantôme nommée « Silent Hill » et bascule dans une 7eme dimension cauchemardesque, infernale, liée au passé englué de cette ville.

 

Une débauche d’effets spéciaux, un côté baroque dans leur exploitation à outrance. Le grotesque frappe à la porte de ce film, et réussit à rentrer maintes fois : certains monstres suscitent l’indifférence, (pourtant ils sont sensés être horribles, ils rampent, bavent, n’ont plus de nez, et j’en passe) les mots « sorcière » et « démon » sur la dernière partie du programme abondent comme si les mots manquaient pour expliquer toute les horreurs qui ont jalonné le parcours de l’héroïne. Un petit côté réducteur dans l’explication d’ensemble, bon, bof…

Ah oui, j’oubliais, il y en a un qui est franchement ridicule, l’un des capitaines de l’horreur, qui se balade avec une tête en cornet de frite. Genre triangle en fer. Il brandit un sacré couteau qui transperce les murs, très efficace pour découper les courgettes, mais pas très convainquant pour faire peur.

Une débauche et une gratuité de la violence que ne parvient pas en fin de compte à équilibrer Christophe Gans le réalisateur en mettant en opération une scène finale grandiloquente précédée de scènes de lynchages, de vindictes, de haine, puis finalement la purification par le sang de l‘héroïne dont l’amour maternel l’a rendu « pure »  bien sûr, … on ne sait pas où donner de la tête, enfin, c‘est l‘explication qui m‘est venu... D’autres y verront peut être une autre interprétation.

Donc, mon dernier conseil : accrochez vous si vous le regardez, si c’est d’un seul œil (en tricotant des chaussons par exemple), ne vous inquiétez pas, vous ne pigerez pas plus le film que si vous aviez utilisé vos deux mirettes. A voir donc pour les esthètes de l’horreur, mais je pense qu’on a fait mieux. A lire, l’article de Pegase sur « 28 semaines plus tard », dans le genre dégoulinant...
 

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