Cloverfield ou l'art d'accommoder les restes

Publié le par Pegase

S'il y en a parmi vous qui n'ont pas été au cinéma depuis... 15 ans, qui n'ont pas vu les films diffusés sur TF1 depuis 10 ans, alors précipitéz-vous sur "CloverField" de Matt Reeves, c'est la séance de rattrapage que la Paramount vous offre (pas vraiment d'ailleurs, vu le tarif d'une place de ciné) en matière de science-fiction.
Tout commence lors d'une fête entre potes à New-York. En tant que spectateur, je n'ai pas compris ce que je faisais là. J'étais venu voir un film catastrophe ou de science fiction et je me retrouve face à une soirée entre copains qui s'éternise et où il ne se passe rien. Par moments je me demandais si je n'étais pas devant une adaptation cinématographique de "Sex and the City", mais contrairement à la célèbre série, cette réunion entre amis n'était même pas drôle... faut un certain talent pour parler de "Q". 
Finalement, alors que je pensais m'être trompé de salle, que les invités sur l'écran aussi las que moi d'être tombé dans cette somnolente histoire étaient monté s'aérer sur le toit de l'immeuble, une explosion, du feu, des projectiles,  une inondation de terreur submerge l'écran. Et à partir de là, je me suis cru à la grande braderie, un peu de "guerre des mondes" par-ci, un peu de "28 jours après" par là, quelques gouttes d'"Alien", une pincée de "Godzilla" et surtout quelque chose qui ne m'avait pas frappé au début du film, une grande louche de "Projet Blair witch". L'angoisse filmée par un camescope, car c'est ça la grande idée du film et c'est ce qui m'a déplu, les images sautillantes, les mouvements de caméra trop rapides, la frustration de ne pas voir ce qu'on aurait voulu voir parce que la caméra instable est déjà passée en tremblant à une autre scène. En fin de compte, c'est la caméra l'héroïne du film.
En résumé beaucoup de frustration, une impression de déjà vu, peu d'imagination, trop d'effets pour une histoire dans laquelle j'ai eu beaucoup de mal à entrer, histoire que je n'ai toujours pas très bien comprise, avec une fin brumeuse et pas très optimiste (à première vue). Une fin assez peu concluante pour se laisser la possibilité de faire un "Cloverfield 2" dans quelques mois.
Peut-être que ce n'était pas un film, peut-être que ce n'était qu'une bande démo pour les studio Paramount ?

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RX13 11/02/2008 13:05

La triste histoire du cinéma comtemporain, le manque d'imagination, le recyclage et les fausses bonnes idées sont en ménage. Tant que ces films feront des bénéfices, l'art du cinématographe sera de moins en moins visible.